Église Saint Germain D'Auxerre

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L’église de Marles en Brie, sous le vocable de Saint-Germain- d‘Auxerre, classée Monuments Historiques en 1922, construite sur des substructions gallo-romaines, est constituée principalement en grès et en meulière.
La majeure partie de l'église est de style roman, à témoin les fortes proportions du clocher dont la base, semble dater du XIIième siècle.
La tour du beffroi, agrémentée à chacun de ses angles d’une gargouille brisée, supportant l’élégante flèche de charpente, fut rehaussée plus tardivement d’un étage. Elle est constituée de deux étages de beffroi aux fenêtres géminées. D'autres éléments se sont ajoutés quelques siècles plus tard comme la nef et son collatéral construits au XVIième siècle. La voûte de la grande nef, beaucoup plus récente, date du XVIIIième siècle. Pur chef d’œuvre de style gothique du XIIIième siècle, le chœur présente un retable en bois peint de style baroque où figurent trois statues polychromes : Saint Germain, en costume d’évêque, entouré de Sainte Geneviève et Saint Roch.
Vingt-sept bancs en bois, restaurés en 2000, sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1977.
Deux grilles aux portes surmontées de médaillons aux images de la Vierge et de Saint Germain  fermant le chœur et la chapelle de la Vierge, constituent un bel ouvrage de ferronnerie du XVIIIièmesiècle (classé Monuments Historiques en mars 1955), ainsi qu’une superbe grille de communion aux emblèmes papales et épiscopales, enrichirent l’autel quelques décennies plus tard.  Dans cette chapelle, on peut remarquer outre un retable, un bâton de procession à l’image de Saint Roch du XVIIIième , en bois peint doré (inscrit au Monuments Historiques) et deux peintures sur bois du XVIièmesiècle siècle formant un diptyque, représentant l’adoration des mages et la présentation de Jésus au temple. Ces deux tableaux ont été restaurés en 2014.
L'édifice abrite de nombreuses statues, un Christ en croix, de style gothique, un coffre en bois du XVIIième siècle utilisé comme autel et sur un mur du collatéral, un livre de prière, décalogue en pierre sculpté.
L’église a fait l’objet   d’une restauration partielle en 2000, lors d’un contrat triennal mais le chœur présentant des fissures par suite d’écartement des murs a été condamné par mesure de sécurité.